Les présidents

Valéry Giscard d'Estaing

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Valéry Giscard d'Estaing (1926-2020), président de 1974 à 1981. Élu à 48 ans, il incarne une droite libérale non gaulliste qui veut moderniser la France : majorité à 18 ans, loi Veil sur l'IVG, divorce par consentement mutuel. Mais les chocs pétroliers ferment les Trente Glorieuses : chômage et inflation s'installent, sa majorité se déchire avec Jacques Chirac, et il est battu par François Mitterrand en 1981.

Pourquoi a-t-il été élu ?

L'élection de 1974 est anticipée : le président Georges Pompidou meurt en fonction le 2 avril. Giscard d'Estaing, ministre des Finances sous de Gaulle puis Pompidou, n'est pas gaulliste : il vient des Républicains indépendants, la droite libérale. À 48 ans, il incarne la jeunesse et la modernité face au candidat gaulliste Jacques Chaban-Delmas — affaibli au premier tour, notamment parce que Jacques Chirac et une partie des gaullistes soutiennent Giscard. Au second tour, il bat François Mitterrand, candidat de la gauche unie, avec 50,81 % des voix : l'un des seconds tours les plus serrés de la Ve République. Il promet de moderniser la société sans rupture — ce qu'il appellera la « société libérale avancée ».

Source : Conseil constitutionnel — résultats officiels de l'élection présidentielle de mai 1974

Sa présidence en une phrase

Le président qui a modernisé la société française en dix-huit mois — majorité à 18 ans, IVG, divorce par consentement mutuel — avant que la crise économique mondiale et la guerre ouverte avec Jacques Chirac ne transforment la fin du septennat en épreuve, conclue par la défaite de 1981.

Sa présidence en cinq dates

19 mai 1974 — Élu à 48 ans face à François Mitterrand (50,81 %), après la mort de Georges Pompidou. Premier président non gaulliste de la Ve République.

17 janvier 1975 — Promulgation de la loi Veil dépénalisant l'IVG, portée par Simone Veil et votée grâce aux voix de la gauche, contre une partie de sa propre majorité.

Novembre 1975 — Sommet de Rambouillet : premier G6 (futur G7), réuni à son initiative avec le chancelier allemand Helmut Schmidt pour coordonner les grandes économies face à la crise.

25 août 1976 — Démission de Jacques Chirac — seul Premier ministre de la Ve République à partir de lui-même. Raymond Barre le remplace ; Chirac fonde le RPR en décembre.

10 mai 1981 — Battu par François Mitterrand au second tour (48,24 % des voix) : premier président sortant de la Ve République battu dans les urnes.

Sa présidence en cinq mesures

Majorité à 18 ans (loi du 5 juillet 1974) — Abaissée de 21 à 18 ans dans les premières semaines du mandat : droit de vote, contrat, mariage sans autorisation. Jamais remise en cause depuis.

Loi Veil sur l'IVG (1975) — Dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse, défendue par Simone Veil. D'abord votée pour cinq ans, pérennisée en 1979, inscrite dans la Constitution en 2024.

Divorce par consentement mutuel (loi du 11 juillet 1975) — Fin de l'obligation de prouver une « faute » pour divorcer : le droit de la famille rejoint les mœurs.

Collège unique (loi Haby, 1975) — Tous les élèves entrent dans le même collège, sans filières séparées à l'entrée en sixième. Structure toujours en vigueur — et toujours débattue.

Relance européenne (1974-1979) — Création du Conseil européen (1974), élection du Parlement européen au suffrage direct (1979), Système monétaire européen (1979) — précurseur de l'euro, conçu avec Helmut Schmidt.

Les grandes lignes de son programme

La campagne de 1974 est courte — l'élection est anticipée par la mort de Pompidou — et Giscard d'Estaing ne présente pas un catalogue détaillé comme le seront les « 110 propositions » de Mitterrand en 1981. Sa promesse tient en une idée : le changement dans la stabilité. Moderniser la société française sans basculer à gauche.

Concrètement, trois axes. D'abord les réformes de société : adapter le droit aux mœurs réelles des Français (majorité à 18 ans, IVG, divorce), décrisper la vie politique, ouvrir l'audiovisuel en éclatant l'ORTF. Ensuite l'économie : un libéralisme assumé — il vient des Républicains indépendants, pas du gaullisme — qui fait confiance au marché tout en poursuivant les grands programmes d'État (nucléaire, transports). Enfin l'Europe : relancer la construction européenne avec l'Allemagne, en faire l'échelle de réponse à la crise.

Il théorisera cette vision en 1976 dans son livre Démocratie française : une « société libérale avancée », gouvernée au centre, réconciliant liberté économique et progrès social. C'est un programme de temps calme — que les chocs pétroliers vont percuter de plein fouet dès les premières années.

Source : Valéry Giscard d'Estaing, Démocratie française, Fayard, 1976 ; Vie-publique.fr — dossier sur le septennat 1974-1981

Les principales mesures, une par une

Majorité à 18 ans (loi du 5 juillet 1974) : votée dans les premières semaines du mandat, elle donne le droit de vote à environ deux millions et demi de jeunes. Jamais contestée depuis.

Loi Veil (promulguée le 17 janvier 1975) : la dépénalisation de l'IVG, portée par la ministre de la Santé Simone Veil dans des débats d'une rare violence. Le texte est adopté en décembre 1974 grâce aux voix de la gauche, une partie de la majorité votant contre. D'abord provisoire (cinq ans), la loi est pérennisée en 1979.

Divorce par consentement mutuel (loi du 11 juillet 1975) : on peut divorcer sans prouver une faute.

Éclatement de l'ORTF (1974) : l'office unique de la radio-télévision publique est scindé en sept sociétés (TF1, Antenne 2, FR3, Radio France…), premier pas vers un paysage audiovisuel moins contrôlé par l'État.

Collège unique (loi Haby, 1975) : suppression des filières à l'entrée en sixième.

Plans Barre (1976-1981) : priorité à la lutte contre l'inflation — modération salariale, vérité des prix, rigueur budgétaire.

Grands programmes : poursuite massive du nucléaire civil (plan Messmer lancé en 1974), décision du TGV Paris-Lyon (inauguré en septembre 1981), préparation du minitel. Côté européen : Conseil européen (1974), Parlement européen élu au suffrage direct (1979), Système monétaire européen (1979).

Source : Légifrance — lois du 5 juillet 1974, du 17 janvier 1975 (loi Veil), du 11 juillet 1975 (divorce) · Vie-publique.fr — chronologie des réformes 1974-1981

Les grands événements du mandat

Le septennat est encadré par deux chocs pétroliers. Celui de 1973, juste avant son élection, a déjà mis fin aux Trente Glorieuses : l'inflation dépasse les 10 % et le chômage commence sa longue montée. 1974-1975 : la France connaît sa première récession d'après-guerre, pendant que s'enchaînent les grandes réformes de société.

Août 1976 : Jacques Chirac démissionne de Matignon avec fracas — il s'estime empêché de gouverner. Raymond Barre, présenté par Giscard comme le « meilleur économiste de France », le remplace et engage ses plans de rigueur. En décembre, Chirac fonde le RPR : la guerre des droites est ouverte. Elle culmine en 1977 quand Chirac conquiert la mairie de Paris contre le candidat soutenu par l'Élysée. En 1978, la majorité gagne pourtant les législatives ; les giscardiens se regroupent dans l'UDF.

1979 : second choc pétrolier, qui relance l'inflation et casse la reprise. En octobre, le Canard enchaîné révèle l'affaire des diamants : des cadeaux offerts par Jean-Bedel Bokassa, dictateur centrafricain, quand Giscard était ministre des Finances. La défense présidentielle, tardive et embarrassée, laisse des traces.

1981 : Chirac se présente contre lui, obtient 18 % au premier tour et refuse de le soutenir clairement au second. Le 10 mai, Mitterrand l'emporte.

Source : Vie-publique.fr — chronologie du septennat ; INA — archives des événements cités ; Le Canard enchaîné, octobre 1979 (révélation de l'affaire des diamants)

Sa manière de gouverner

Giscard d'Estaing veut « décrisper » la fonction présidentielle, jugée trop solennelle depuis de Gaulle. Les images sont restées : il descend les Champs-Élysées à pied le jour de son investiture, s'invite à dîner chez des Français « ordinaires », joue de l'accordéon à la télévision, reçoit les éboueurs de l'Élysée. C'est une communication politique nouvelle, qui séduit d'abord — puis se retourne contre lui quand la crise s'installe : le style détendu paraît décalé, et ses adversaires dénoncent au contraire une pratique du pouvoir de plus en plus solitaire et distante en fin de mandat.

Sur le fond, c'est un président technicien : polytechnicien, énarque, inspecteur des finances, il gouverne en expert, dossiers en main, et s'appuie sur un Premier ministre économiste (Barre) plutôt que sur un chef politique. Sa faiblesse structurelle est parlementaire : sa famille politique (les Républicains indépendants, puis l'UDF créée en 1978) est minoritaire dans sa propre majorité, dominée par les gaullistes. Toute sa présidence se joue dans cette tension avec le RPR de Chirac — une majorité qui le soutient sans l'aimer, et qui finira par contribuer à sa chute.

Le bilan économique et social — en distinguant ce qui lui revient

Évolutions constatées : le chômage passe d'environ 500 000 demandeurs d'emploi début 1974 à environ 1,5 million en 1981 ; l'inflation reste à deux chiffres sur l'essentiel du septennat (autour de 13 % en 1981). La croissance ralentit durablement : les Trente Glorieuses sont finies.

Ce qui relève du contexte : les deux chocs pétroliers (1973 et 1979) frappent toutes les économies occidentales — le chômage et l'inflation montent partout, pas seulement en France. Aucun gouvernement de l'époque n'a de recette éprouvée contre la « stagflation », combinaison inédite de stagnation et d'inflation.

Ce qui relève de ses choix : la relance Chirac de 1975 (jugée coûteuse et vite abandonnée), puis le pari inverse des plans Barre — rigueur, modération salariale, vérité des prix — qui ne fait reculer ni l'inflation de façon décisive ni le chômage avant 1981. À son actif durable : les grands programmes d'investissement — le nucléaire civil, qui fournira l'essentiel de l'électricité française pendant des décennies, et le TGV, décidé sous son mandat.

Les économistes débattent encore de la part du contexte et des politiques suivies dans la montée du chômage ; ce qui est établi, c'est que la gauche héritera en 1981 des mêmes contraintes — et s'y heurtera à son tour dès 1983.

Source : INSEE — séries longues : demandeurs d'emploi 1974-1981, inflation (environ 13 % en 1981)

Ce que ses défenseurs retiennent

Le grand modernisateur de la société française : en dix-huit mois, majorité à 18 ans, IVG, divorce par consentement mutuel, éclatement de l'ORTF — des réformes qu'aucun gouvernement n'a défaites depuis, accomplies par un président de droite contre une partie de son propre camp. Pour ses défenseurs, cela suffit à réfuter l'idée que la droite serait par nature incapable de réformes de société.

Le bâtisseur européen : le Conseil européen, le Parlement européen élu au suffrage direct, le Système monétaire européen — l'architecture qui mènera à l'euro doit beaucoup au tandem qu'il forme avec Helmut Schmidt. À l'échelle mondiale, le G7 naît à Rambouillet, à son initiative.

L'investisseur de long terme : le nucléaire civil et le TGV, décidés ou amplifiés sous son mandat, structurent encore l'énergie et les transports français un demi-siècle plus tard.

Enfin, un argument de contexte : gouverner pendant deux chocs pétroliers, sans majorité dévouée, et ne perdre qu'avec 48,24 % des voix face à une gauche unie — ce serait moins un échec qu'une défaite honorable dans des conditions historiques défavorables.

Ce que ses opposants retiennent

À gauche : un président de la bourgeoisie, élu de justesse, dont le libéralisme économique fait payer la crise aux salariés — les plans Barre riment avec modération salariale et montée du chômage, sans résultat décisif sur l'inflation. Les réformes de société de 1974-1975 sont saluées, mais la gauche rappelle que la loi Veil n'est passée que grâce à ses voix.

Chez les gaullistes : un président qui a affaibli l'héritage — trop européen, trop atlantiste, trop libéral, et coupable d'avoir contribué à éliminer Chaban-Delmas en 1974. La rupture avec Chirac en 1976 transforme cette méfiance en guerre ouverte.

Critique transversale de fin de mandat : l'usure et la distance. Le président « décrispé » de 1974 paraît en 1981 hautain et coupé du pays ; l'affaire des diamants, mal gérée pendant des mois, symbolise ce décalage — moins par la gravité des faits que par le silence embarrassé qui a suivi.

Enfin, une critique de méthode : avoir voulu gouverner au centre sans base politique solide, et laissé la rivalité des droites dévorer le septennat au lieu de la trancher.

Son héritage aujourd'hui

Sociétal : la majorité à 18 ans, l'IVG et le divorce par consentement mutuel sont toujours en vigueur — l'IVG a même été inscrite dans la Constitution en 2024. Le collège unique structure encore l'école, débats compris. Ces réformes restent le contre-exemple central à l'idée reçue selon laquelle la droite française n'aurait jamais porté de réformes de société.

Européen : c'est peut-être l'héritage le plus profond. Le Conseil européen qu'il a créé en 1974 est devenu le centre de décision de l'Union ; le Système monétaire européen a préparé l'euro ; le Parlement européen élu au suffrage direct existe depuis 1979. Après sa présidence, il présidera la Convention européenne (2002-2003) qui rédige le projet de Constitution européenne — rejeté par référendum en France en 2005, mais largement repris par le traité de Lisbonne.

Matériel : le parc nucléaire et le TGV, toujours au cœur de l'énergie et des transports français.

Politique : l'UDF fondée en 1978 a structuré le centre-droit pendant trente ans ; la question giscardienne — une droite libérale et européenne peut-elle exister durablement face à la droite nationale-conservatrice ? — traverse encore la politique française. Il meurt le 2 décembre 2020, des suites du Covid, à 94 ans.

Source : Vie-publique.fr — dossiers sur la construction européenne et la Convention 2002-2003 ; Conseil constitutionnel — loi constitutionnelle du 8 mars 2024 (IVG)

1974-1981 : le septennat

19 mai 1974 — Élu à 48 ans : Après la mort de Georges Pompidou (2 avril), Giscard d'Estaing bat François Mitterrand avec 50,81 % des voix — l'un des seconds tours les plus serrés de la Ve République. Jacques Chirac devient Premier ministre.

5 juillet 1974 — Majorité à 18 ans : L'une des toutes premières lois du mandat : la majorité passe de 21 à 18 ans. La même année, l'ORTF est éclaté en sept sociétés.

17 janvier 1975 — Loi Veil sur l'IVG : Promulgation de la loi dépénalisant l'avortement, portée par Simone Veil et adoptée en décembre 1974 grâce aux voix de la gauche, contre une partie de la majorité.

11 juillet 1975 — L'année des réformes de société : Divorce par consentement mutuel ; la même année, la loi Haby crée le collège unique. En dix-huit mois, le droit a rejoint les mœurs.

nov. 1975 — Rambouillet : naissance du G6 : À son initiative, avec Helmut Schmidt, les dirigeants des six grandes économies occidentales se réunissent pour la première fois face à la crise — le futur G7.

25 août 1976 — Chirac claque la porte : Jacques Chirac démissionne — seul Premier ministre de la Ve République à partir de lui-même — et fonde le RPR en décembre. Raymond Barre le remplace et lance ses plans de rigueur contre l'inflation.

mars 1978 — Législatives gagnées, majorité divisée : La majorité l'emporte contre la gauche, donnée favorite. Les giscardiens se regroupent dans l'UDF, face au RPR de Chirac, maire de Paris depuis 1977.

1979 — L'Europe avance, la crise revient : Système monétaire européen (mars), première élection du Parlement européen au suffrage direct (juin) — et second choc pétrolier, qui relance l'inflation.

oct. 1979 — L'affaire des diamants : Le Canard enchaîné révèle des cadeaux en diamants offerts par le dictateur centrafricain Bokassa quand Giscard était ministre des Finances. La défense présidentielle, tardive, laisse des traces durables.

10 mai 1981 — La défaite : Battu par François Mitterrand (48,24 % des voix), affaibli par le chômage, l'usure et la candidature de Chirac, qui refuse de le soutenir clairement au second tour. Il se consacrera ensuite à l'Europe, jusqu'à présider la Convention européenne (2002-2003).

Idées reçues : vrai ou faux ?

« C'est Giscard d'Estaing qui a créé le droit à l'IVG en France. » — Partiellement vrai. La loi de 1975 a bien été adoptée sous sa présidence, avec son soutien : il en avait fait un engagement et a chargé sa ministre de la Santé de la défendre. Mais c'est Simone Veil qui a porté le texte, dans des débats d'une rare violence, devant une Assemblée largement hostile — et la loi n'a été adoptée en décembre 1974 que grâce aux voix de la gauche, une partie de la majorité de droite votant contre. Attribuer la loi au seul président efface à la fois le rôle central de Simone Veil et le fait que son propre camp était divisé. On peut dire que Giscard a permis la loi ; on ne peut pas dire qu'il l'a « créée » à lui seul.

« La droite française n'a jamais fait de réformes de société. » — Faux. Les années 1974-1975 sont le contre-exemple central : en dix-huit mois, sous un président de droite, la France adopte la majorité à 18 ans (juillet 1974), la dépénalisation de l'IVG (loi Veil, janvier 1975) et le divorce par consentement mutuel (juillet 1975) — trois réformes de société majeures, toutes encore en vigueur. Nuance honnête : ces textes ont divisé la droite elle-même (la loi Veil n'est passée que grâce aux voix de la gauche), et Giscard venait de la droite libérale, pas de sa composante conservatrice. Mais l'affirmation générale est fausse : des réformes de société importantes ont bien été engagées et promulguées par un exécutif de droite.

« Giscard a perdu en 1981 à cause de l'affaire des diamants. » — Trompeur. L'affaire des diamants de Bokassa, révélée par le Canard enchaîné en octobre 1979 et mal gérée pendant des mois, a incontestablement abîmé son image. Mais en faire la cause unique de la défaite de 1981 efface les autres facteurs, au moins aussi lourds : un chômage passé à environ 1,5 million de demandeurs d'emploi, une inflation à deux chiffres après le second choc pétrolier, l'usure de sept ans de crise, et la division de la droite — Jacques Chirac, candidat contre lui au premier tour (18 %), refuse de le soutenir clairement au second. Mitterrand l'emporte avec 51,76 % : une défaite aux causes multiples, pas le résultat d'un seul scandale.

Sources

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